Les traducteurs, de drôles de créatures?

Vous les imaginez déjà comme des créatures pâlottes bronzant difficilement depuis leur jeunesse dorée, passée dans la poussière des bibliothèques ? Les dents pointues, assoiffées de savoir, prêtes à se planter dans le premier dictionnaire qui croise leur route ?

Et bien vous n’êtes pas loin de la vérité… Même si en fait, il faut l’admettre, une fois passée la barrière de l'apparence, ils ont assez de similitudes avec Monsieur Tout-le-Monde.

Certes, quand vous assistez à un débat sur la terminaison d'un accord de la troisième personne du singulier au futur de l'imparfait, avec un « accord décroisé par le genre », vous pouvez avoir une attitude de rejet et fuir à tout jamais cette conversation, persuadé d'avoir assisté à un rituel diabolique.

Toutefois, en dehors de ces débats terminologiques et de leur besoin d'un silence religieux pour travailler, ils possèdent énormément de points communs avec l’homo sapiens sapiens qui hante nos boulevards.

Il faut également savoir que le traducteur est une personne extrêmement bien entourée, il y a toujours au moins 2 à 3 dictionnaires prêts à prendre sa défense, et qu’il suit avidement l'actualité pour décortiquer encore mieux les textes qu'on lui sert.
Néanmoins, le traducteur aura le besoin de faire beaucoup de sport, sûrement dans l'éventualité où un dictionnaire ne serait pas présent pour prendre sa défense en cas de litige.

Si vous êtes tenté de vous procurer un traducteur sachez qu'il n'y a rien de tel qu’un glossaire ou lexique pour apprivoiser les plus sauvages, même s’il faut se méfier des traducteurs blessés, ce sont les plus dangereux ! Une morsure de traducteur et vous souffrirez à tout jamais d'entendre et de voir toutes les fautes qui nous entourent quotidiennement. Un fardeau que bien peu d'entre nous sont capables de supporter.