Traducteur juridique : ça ne s'invente pas !

Quels sont les réflexes à avoir pour bien choisir son équipe de traduction ?

"S’il existe pléthore de formations linguistiques ou de traduction, il n’existe en revanche aucun statut du traducteur en France. N’importe qui peut donc se mettre à son compte et se revendiquer traducteur. Votre médecin peut se dire traducteur médical et votre informaticien traducteur informatique.

Par conséquent, le premier réflexe à avoir est de s’assurer que l’on fait appel à un traducteur professionnel, en mesure de justifier l’existence légale de son activité, mais aussi qu’il ne traduit que vers sa langue maternelle et qu’il a l’expérience nécessaire pour traiter votre texte..."

Cela suffit-il pour ne pas se tromper de fournisseur de traduction ?

"Non, bien sûr. Il est impératif d’être prudent lorsque l’on choisit son prestataire de traduction. Les traducteurs professionnels, indépendants ou en société étant très nombreux, il est parfois difficile de faire son choix. Ne tranchez pas sur le seul tarif proposé. 
La traduction juridique ne s’invente pas, faites donc appel à des traducteurs spécialisés en droit et qui vous offrent en même temps un niveau de service qui répond aux exigences d’un document de nature juridique : la confidentialité en premier lieu, la capacité à assermenter le document, la réactivité et la capacité à travailler vite. "

Comment identifier un traducteur spécialisé en droit ?

"Tous les traducteurs « généralistes » proposent aussi de la traduction juridique car ils sont tous amenés à traiter des documents contractuels standard dans leur parcours professionnel. Leur niveau d’expertise est toutefois insuffisant pour faire appel à des notions de droit comparé entre les systèmes de droit au niveau international, à des spécialisations dans des sous-domaines très spécifiques comme le droit fiscal pour ne citer qu’un exemple.

Plus votre texte est pointu, plus vous devez exiger un niveau de spécialisation élevé de votre traducteur. N’hésitez pas à les interroger sur leur expérience, testez-les, demandez-leur des travaux types qui correspondent au domaine du droit que vous recherchez."

Les traducteurs juridiques ont-il une formation particulière ?

"On rencontre en général 2 types de profils : d’un côté, des traducteurs diplômés de grandes écoles de traduction, passionnés des langues et qui ont acquis leur expérience de la traduction juridique au sein d’une direction juridique ou d’un cabinet d’avocats.
De l’autre, on rencontre le profil d’anciens juristes ou avocats ayant collaboré dans de grandes structures internationales et qui se sont ensuite installés en tant que traducteur indépendant. Ce sont les techniciens du juridique.

Les parcours de ces 2 profils sont différents, certes, mais chacun allie des avantages : il peut donc être judicieux de les combiner sur un même projet pour bénéficier de la technicité de l’un, et de la « plume » de l’autre. "

Entre le traducteur indépendant et le cabinet constitué en société, y-a-t-il une différence de spécialisation ?

"Tout dépend de vos attentes. 
Certains préfèrent la proximité et le contact avec un traducteur indépendant avec lequel ils acquièrent des habitudes de travail. Mais le traducteur indépendant ne pourra pas répondre à toutes vos demandes : le droit rassemble un trop grand nombre de spécialités pour être couvert par une seule personne, même spécialisée. Un avocat est spécialisé dans certains domaines et n’acceptera pas de défendre un dossier relevant d’une compétence qu’il n’a pas spécifiquement développée. 
C’est la même chose pour le traducteur. Du droit boursier au droit commercial, sans oublier le droit financier, social, ou encore les arbitrages et autres contentieux, la société de traduction est en mesure de vous apporter une pluri-disciplinarité qui fera forcément défaut au traducteur indépendant. "

Quels autres avantages une société de traduction juridique peut-elle présenter ?

"Indéniablement, l’envergure de sa capacité de service. Notamment, réagir vite pour constituer les équipes nécessaires à la gestion de projets volumineux dans des délais courts. Les traductions juridiques sont souvent réalisées dans l’urgence. Il est forcément compliqué pour un traducteur indépendant de répondre à ce type de demandes. La capacité de service couvre également la possibilité d’étendre les équipes à des relecteurs pour harmoniser et « gommer » les différences terminologiques et stylistiques entre les traducteurs.

Par ailleurs, une société de traduction met un chargé de projet à votre disposition tout au long du projet. Elle vous accompagne pour traiter les changements, répondre à vos questions. Autre capacité de service importante : la capacité à traiter un dossier multilingue tout en conservant une gestion centralisée d’un dossier. En d’autres termes, la gestion de votre Share Purchase Agreement de 25 000 mots en trois langues dans un délai de 4 à 5 jours, week-end compris, n’est pas à la portée d’un traducteur indépendant alors qu’elle peut être prise en charge en toute confiance par une agence spécialisée. "

La technologie peut-elle apporter un plus ?

"Sur les projets comportant des textes répétitifs, oui. Grâce à des logiciels d’aide à la traduction, on peut identifier les textes existants dans la mémoire et qui ne nécessiteront donc plus qu’une mise à jour ou une relecture/validation. Pour le client, c’est un gain de temps et de coûts important. Cet outil peut notamment être très performant sur des Règlements de gestion de fonds par exemple.

En utilisant une société de traduction juridique, faites appel à des professionnels et consacrez-vous à votre cœur de métier !

Retrouver notre arcticle sur Village Justice : http://www.village-justice.com/articles/traduction-juridique-invente,9054.html