La traduction pour les débutants

Quand on met un pied dans la traduction, on pense qu’on entre dans un univers très simple. Le texte de base est traduit vers la langue voulue et hop, on obtient une traduction.

S’il est vrai que ce schéma résume assez bien le concept, il reste un peu sommaire pour expliquer toutes les nuances existantes dans une traduction.

Traduction relue, certifiée, assermentée, non relue, toutes ces notions sont souvent assez obscures ou confuses pour le novice. Il est également très dur de jauger le temps nécessaire pour effectuer une traduction.

Il faut savoir qu’une traduction relue sera une traduction vérifiée, corrigée et améliorée par un autre traducteur n’étant pas intervenu sur la traduction du document auparavant.
Ce processus a comme but d'enrichir la traduction et de gommer les imperfections du traducteur, qui peut avoir un regard plus technique qu'esthétique lors de sa traduction.

Une traduction certifiée, c’est lorsque que le traducteur et/ou le relecteur s’engage à signer une attestation sur l’honneur pour confirmer qu’ils ont bien un diplôme dans une compétence bien particulière en adéquation avec la traduction en cours, ou alors qu'ils sont bien de la langue native, requise pour cette traduction.

La traduction assermentée quant à elle, se verra relue et tamponnée page par page par un traducteur assermenté auprès d’un tribunal de justice. Le but de la manœuvre étant de valider que la traduction correspond légalement au document source. Ce traducteur assermenté peut être amené à devoir se présenter devant le tribunal devant lequel sa traduction est présentée comme pièce dans un dossier juridique.

La traduction non relue, cache un peu son jeu. Il ne s’agit pas du « premier jet » d’un traducteur envoyé par la suite à un client. Il s’agit juste de bien faire comprendre à celui-ci qu’aucune autre personne ne relira la traduction. Chaque traducteur, dans tous les cas, se relit afin de corriger le maximum de fautes, coquilles mais également pour s'assurer qu'aucun morceau ne manque.

La question des délais est plus épineuse. Certes, la personne qui traduit n’a pas le même travail de création lors de l’écriture d’un document, ni le même travail de compilation d’informations à faire au moment de faire un rapport, par exemple. Le traducteur peut donc, en théorie, aller plus vite qu'une personne qui écrit. Par contre, le traducteur se devra de prendre du temps afin de faire des recherches terminologiques dans des documents références ou sur Internet afin de s'assurer qu'il respecte bien la terminologie propre à une entreprise ou d'un type de document.


Et puis, il y a toujours ces expressions ou phrases qui sonnent si juste dans une langue et totalement creuses ou à coté de la plaque dans une autre. Là c’est malheureusement un jeu de piste qui débute pour trouver une équivalence qui fonctionne dans la langue cible du document.