Bonjour, je suis traducteur…

Avec la crise économique qui commence à s’installer sur tous les fronts, c’est malheureusement monnaie courante d’apprendre que bon nombre des entreprises internationales ou du CAC 40, n’ont plus le budget nécessaire pour faire traduire leurs documents vers d'autres langues.
Beaucoup de traducteurs ont ainsi vu certains de leurs clients prestigieux leur faire défaut alors qu'ils représentaient une part assez conséquente de leur chiffre d'affaires annuel.

Depuis maintenant 5 à 6 mois, il est donc assez logique de constater que l’envoi de CV de la part de traducteurs indépendants a tout simplement explosé.
Avant, on pouvait compter sur une main le nombre de candidatures spontanées reçues en une semaine, dorénavant, il faut plusieurs mains pour y arriver.
Il s’agit essentiellement de traducteurs possédant une clientèle restreinte ou de jeunes traducteurs se lançant en freelance.

Par contre, il faut bien comprendre qu’on ne démarche pas une agence de traduction ou un client potentiel comme on pourrait démarcher un futur employeur.

Il est très fréquent que la candidature spontanée de ces nouveaux traducteurs ne contienne qu’un CV classique, mais il faut savoir que toutes les informations qui nous intéressent ne sont pas forcément présentes dans le CV.

Une idée du cursus du traducteur permet en effet de situer son niveau de spécialisation, mais il n’est pas rare que le CV intègre un listing (souvent assez long et fastidieux à lire) des derniers travaux effectués depuis les 5 dernières années, couplé à un autre listing de références utilisées lors de ces traductions (dictionnaires, glossaires etc.).

Ce même CV liste également les anciennes expériences hors traduction, élément qui n'est pas toujours d'un grand intérêt vu la spécificité du poste de traducteur qui peut à la rigueur demander un savoir-faire dans la gestion de projets.
À la lecture de toute proposition de collaboration, il est important que la personne chargée du recrutement puisse rapidement comprendre les points forts de cette proposition.

Ainsi pour un traducteur externe présentant son offre, il est très utile que la personne chargée du recrutement puisse tout de suite trouver les combinaisons de langues de travail (cela parait assez évident, mais sur environ 30 % des CV envoyés, les langues maitrisées ne sont pas précisées), connaitre les domaines de spécialité et les documents de prédilection. Attention de ne pas en mettre trop dans l'idée de cibler le plus de clients possibles, car le lecteur aurait plutôt tendance à devenir frileux et dubitatif sur le sérieux de votre expertise.
Ensuite, l'idée de proposer de faire un test gratuit est toujours un concept très séducteur, car il permet de briser la glace, sans engagement, et d’apprendre à se connaître tout en douceur.

Il faut par contre se méfier des tests abusifs avec trop de texte à traduire qui pourrait correspondre à un client qui en profite pour caser un besoin de traduction réel. Afin d’éviter tout cela, il est sage, après avoir effectué le test, de demander la version traduite auparavant dans le but de comparer, car une agence ou un client sérieux  vous fera toujours faire un test sur un texte déjà traduit auparavant dans l’idée de pouvoir mieux comparer.

La demande de test peut vous sembler assez lourde et chronophage, surtout si vous êtes un traducteur chevronné, mais il arrive très souvent que certains tentent de frauder le système en prétextant un CV long comme le bras pour au final faire du google translate dès la première occasion !
N’hésitez pas à séduire avec vos arguments mis en avant d’une manière claire et simple, c’est la meilleure recette au succès !