Billet d'humeur

Expert, c’est dans l’air !

Il n’y a plus que ça. Regardez autour de vous, ouvrez la presse, allumez la télé et vous n’y échapperez pas : des experts vous entourent et vous conseillent. L’expertise s’affirme, se revendique, s’impose. Parfait, plutôt rassurant de se dire qu’on peut compter sur des professionnels qui maîtrisent leur métier sur le bout des doigts, non ? Pareil en traduction : nous sommes tous devenus « des experts de la traduction » avec quelques domaines de spécialité à la queue-leu-leu derrière le concept, nos sites le disent, nos commerciaux le vendent. Et pourtant ? A la suite de plusieurs expériences malheureuses avec des professionnels de la traduction se revendiquant experts de notre métier et de nos domaines d’intervention, souvent à l’étranger mais aussi en France, je m’interroge : ça veut dire quoi un expert de la traduction financière et juridique en l’occurrence dans notre cas ? ça veut dire quelqu’un qui ne fait que ça, ça veut dire quelqu’un qui a une vraie culture, un vrai « background » dans le secteur, ça veut dire quelqu’un qui se met à jour sur les lois, les évolutions réglementaires de ces secteurs, ça veut dire quelqu’un capable de vous expliquer les concepts derrière les mots, les équivalences derrière les anglicismes, ça veut dire quelqu’un dont le niveau de langue est aussi irréprochable que sa spécialisation. C’est un processus qui ne se fait pas du jour au lendemain. Over the Word a mis une dizaine d’années à acquérir sa réputation de spécialiste. Alors, clients, prospects, confrères, soyez attentifs, ne vous contentez pas du slogan ou de l’étiquette « Experts en traduction juridique et financière », vérifiez ce qui se cache derrière, testez les compétences, validez les profils, contrôlez les parcours et les expériences. Une expertise, ça ne s’invente pas, ça se construit et accessoirement ça se paie !