Un étudiant en Master 2 de traduction commerciale et juridique en stage chez OTW

« Les écrivains produisent une littérature nationale, les traducteurs rendent la littérature universelle. » (José Saramago)

Dernière ligne droite, fin du cursus universitaire, entrée imminente dans la vie active. Over the Word m’offre la chance d’effectuer mon stage de fin d’études au sein de son équipe. Etudiant en master 2 de traduction commerciale et juridique à l’université Jean Moulin Lyon 3, mes langues de travail sont l’anglais et l’allemand. Ayant réalisé initialement une licence LEA anglais/allemand à l’université Stendhal Grenoble 3, j’aurais pu rester dans cette faculté pour y suivre le master traduction spécialisée multilingue, mais les domaines de travail ne présentaient que peu d’intérêt pour moi. J’ai donc décidé de m’installer à Lyon pour intégrer un master spécialisé dans deux domaines porteurs d’emplois : le secteur commercial et le secteur juridique. Les langues étrangères ont toujours été mon domaine de prédilection et ce depuis le collège, il a donc été naturel pour moi de m’orienter vers un cursus en relation avec ces dernières.

La gymnastique des langues étrangères est passionnante, la recherche perpétuelle de vocabulaire, de synonymes, d’expressions me font penser que ce métier est en quelque sorte « infini. » C’est un aspect qui me plait beaucoup puisqu’il requiert de la curiosité et une envie de connaissance. Si vous saviez le plaisir que je ressens lorsque je trouve une expression ou un synonyme qui « colle » parfaitement au texte que je suis en train de traduire. Certes, le domaine de la finance et du juridique ne sont pas les plus propices à la fantaisie mais il y a tout de même des moments où l’on peut se permettre ces petites créations de l’esprit. Je pense par exemple à des documents de type « corporate communication » qui ont pour but, entre autres, de présenter des résultats ou d’informer les collaborateurs d’une entreprise de futurs changements.

Revenons au sujet principal : Over the Word. Il ne faut pas se fier aux apparences, bien qu’étant un village paisible entre deux collines où coule la Brévenne, L’Arbresle abrite une société en pleine croissance, traitant avec des clients aux quatre coins de la planète. J’ai ressenti une petite appréhension la semaine précédant le début de mon stage, « normal » me direz-vous, le stage est une étape importante du cursus universitaire, c’est le premier « vrai » pas dans le monde du travail, il nous permet de nous faire une idée du domaine dans lequel nous allons faire carrière. « Se faire une idée » est une des attentes principales que j’ai envers ce stage, j’espère que ces six mois me conforteront dans ma volonté de travailler dans le monde de la traduction. Pour revenir sur l’appréhension que j’ai eu avant de commencer, je peux vous assurer qu’elle n’a été que de très courte durée grâce aux collaborateurs de l’agence et à leur sympathie.

Il règne une ambiance conviviale et sérieuse au sein d’OTW. Conviviale quand il s’agit d’échanger sur un projet ou sur un point précis d’une traduction. Sérieuse lorsqu’il s’agit de se concentrer sur des projets conséquents.

Le secteur financier et le secteur juridique sont les deux domaines de spécialisation d’OTW. Comme nous connaissons le monde aujourd’hui avec ses systèmes financiers importants et ses entreprises multi et transnationales, il n’est pas faux de dire qu’il y a du travail dans ce domaine. Nous sommes là pour permettre à ces sociétés de communiquer avec l’étranger et renforcer leur envergure internationale.

Au sein de l’agence, je travaille au sein du pôle francophone où deux traductrices exercent leur métier. Il y a Sabrina. Et Anne-Lise, la tutrice de mon stage. Traduction, relecture, contrôle qualité, mise à jour sont les tâches que j’accomplis durant mes journées de travail. La traduction se fait souvent en doublon avec Anne-Lise dans un but d’amélioration, cela nous permet d’échanger sur un texte que nous avons tous les deux traduit et je peux donc apprendre de son expérience pour parfaire mes futurs travaux.

Clément Rubin