Un sondage de l’ATC dévoile les inquiétudes du secteur de la traduction au Royaume-Uni

Un sondage de l’ATC dévoile les inquiétudes du secteur de la traduction au Royaume-Uni concernant le Brexit

D’après un récent sondage réalisé par l’Association britannique des entreprises de traduction (ATC), plus de 76 % des prestataires de services linguistiques basés au Royaume-Uni pensaient, avant la tenue du référendum sur le Brexit, que leur entreprise rencontrerait des difficultés en cas de sortie du pays de l'UE.

Maintenant que les votes ont été dépouillés, les entreprises de traduction britanniques optent pour l'attentisme sans savoir si le pays invoquera effectivement l'Article 50. Plus important encore, les perspectives des 12 000 personnes travaillant actuellement dans le secteur des services linguistiques au Royaume-Uni sont en jeu. Deux tiers des membres de l’ATC ayant répondu au sondage ont déclaré que la sortie du Royaume-Uni aurait un impact négatif sur leur relation d'affaires avec les États membres de l'UE.

Pour l’instant, le sondage reflète simplement le sentiment prévalant actuellement au sein des entreprises de traduction puisque le Royaume-Uni n’a toujours pas invoqué l’Article 50 du Traité de Lisbonne, formalité permettant à un État membre de quitter l’UE. Dans un article publié en juin par The Guardian, l’on émet des doutes quant à l'invocation de l'Article 50 par le Royaume-Uni.

En tout cas, il semble que les entreprises de traduction britanniques devront attendre la fin de l’année 2016 au plus tôt pour savoir si la notification relative à l’Article 50 sera émise par le Royaume-Uni, puis environ deux ans de négociations avant de constater les effets réels du Brexit sur leurs activités.

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Rachel King