Over the Word en 180 jours

Six mois passent vite, une année défile. Il y a douze mois jour pour jour, j’étais en Espagne, nageant dans les eaux bleu azur de la Méditerranée et contemplant paresseusement les nuages ainsi que le début de mon master de traduction française, ou plus précisément du « Master 2 LEA spécialité Traducteur commercial et juridique » de l'Université Jean Moulin Lyon 3 en France. Il s’agissait de ma cinquième et dernière année d’études supérieures après avoir obtenu la première année du Master de traduction de l'Université Monash de Melbourne, en Australie, dans le cadre d’un programme de double diplôme entre les deux universités. Jusqu’à présent, tout avait bien commencé. Mais avant que je ne m’en rende compte, les plages de sable fin de Tarragone n’étaient plus qu’un lointain souvenir et les interminables couloirs gris de l’Université Jean Moulin Lyon 3 s’étiraient devant moi. Après avoir terminé le premier semestre relativement indemne, la chasse au stage était lancée. La récompense ? Une expérience dans le secteur de la traduction et l'opportunité de voir le milieu universitaire et toutes ses embûches disparaître progressivement dans le rétroviseur.

La chasse fut couronnée de succès. Lors de ma recherche de stage, je me suis attaché à vérifier les versions française et anglaise du site Internet des entreprises : si certaines parties étaient mal traduites ou mal rédigées, je décidais que cette entreprise n’était pas faite pour moi. Le 1er mars 2016, je débarquais dans la ville de L’Arbresle, en périphérie de Lyon, pour commencer mon stage chez Over the Word, une agence spécialisée dans la traduction juridique et financière. J’ai été accueilli par une équipe professionnelle et chaleureuse. J’ai progressivement intégré mon poste de chef de projets de l’équipe interne anglophone et je me suis vu confier des tâches annexes de traduction et de relecture. Ma formation linguistique a été un atout majeur dans la coordination de projets et je me suis toujours senti soutenu par l’équipe d’Over the Word ainsi que par mes camarades stagiaires. Les mois de juin et juillet ont été caractérisés par une avalanche de gros projets nécessitant de la concentration, de la détermination et de l'organisation. Un univers rempli de terminologie juridique et financière en anglais et en français a menacé de m'engloutir, mais parfois, lorsque l’on fait le grand plongeon, soit on apprend à nager, soit on est sauvé par la bouée la plus proche. J’ai vécu comme dans un film sur avance rapide jusqu’à aujourd’hui où le pic de la saison financière est terminé et où les vacances d'été touchent à leur fin en France tandis que les vacanciers se retrouvent coincés dans les bouchons avant de reprendre la routine à contrecœur.

360 tasses de café, 5 000 messages Skype et 100 pauses déjeuner passées à explorer tous les recoins de L’Arbresle plus tard, me voilà arrivé au bout d’un stage fructueux et enrichissant. La suite ? Seul l’avenir nous le dira, mais je suis impatient de mettre mes cinq années d’études à profit et de commencer à payer des impôts !

Matthew Glasgow